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Sur le chemin de Pierre Hecquard, à la rencontre des autres
- Publié le :6 juillet 2026
Photo © Olivier Bohin
Parti seul vers Compostelle, un pèlerin d’Eure-et-Loir raconte une aventure profondément humaine
À 78 ans, Pierre Hecquard a choisi de partir seul sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Dans son édition du 5 juillet 2026, L’Écho Républicain revient sur le parcours de ce pèlerin résidant près de Dreux, pour qui la marche est devenue bien plus qu’un défi physique : une expérience de confiance, de rencontres et d’ouverture aux autres.
Membre de l’association Compostelle 28, Pierre Hecquard ne se définit pas comme un sportif chevronné. Lorsqu’il décide de prendre le chemin, il ne cherche ni la performance ni l’exploit. Son départ répond d’abord à une envie simple : marcher, partir à l’aventure et découvrir ce qui l’attend au fil des étapes.
Son parcours l’a conduit sur près de 4 000 kilomètres, jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Une expérience qu’il résume moins par la distance parcourue que par les rencontres qui ont jalonné sa route.
Parti seul, il découvre rapidement que la solitude du marcheur n’est jamais tout à fait un isolement. Sur le chemin, les échanges se nouent naturellement. Les hébergements, les repas partagés et les imprévus deviennent autant d’occasions de rencontrer d’autres pèlerins, venus d’horizons très différents.
Parmi les souvenirs qui l’ont marqué figure notamment la rencontre avec Raphaël, un jeune Québécois croisé à Poitiers, ou encore l’accueil reçu dans les Landes lorsqu’un problème de santé l’oblige à interrompre momentanément son parcours. Dans ces moments, l’entraide et la solidarité prennent une dimension très concrète.
Pierre Hecquard évoque aussi cette confiance particulière qui naît sur le chemin. Une porte ouverte, une conversation improvisée, un service rendu ou une hospitalité inattendue suffisent parfois à transformer une étape. À ses yeux, c’est là que réside l’une des richesses essentielles du pèlerinage.
Chaque journée apporte pourtant son lot d’efforts. Il faut marcher, trouver où dormir, laver ses vêtements, préparer l’étape suivante et recommencer le lendemain. Mais cette simplicité du quotidien ramène à l’essentiel et laisse davantage de place à l’observation, à la réflexion et aux rencontres.
Son témoignage rappelle également qu’il n’est pas nécessaire d’accomplir tout le chemin en une seule fois. Chacun peut avancer selon son rythme, ses disponibilités et ses possibilités. Pierre Hecquard lui-même a parcouru son itinéraire par périodes successives, parfois deux ou trois mois, avant de reprendre plus tard là où il s’était arrêté.
À travers son expérience, c’est toute une philosophie du chemin qui se dessine : partir sans tout prévoir, accepter l’imprévu, aller vers les autres et découvrir que la confiance peut encore avoir sa place dans notre quotidien.
Une aventure dont Pierre Hecquard retient avant tout l’essentiel : sur les chemins de Compostelle, l’humain est profondément au cœur du voyage.
Écouter le podcast
Émission de RTV 95.7 préparée et animée par Olivier Bohin, journaliste à l’Écho Républicain.
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Retrouvez le reportage publié par L’Écho Républicain dans son édition du 5 juillet 2026

