Chartres

Des Carnutes aux grands pèlerinages, une cité millénaire dont la cathédrale domine l’histoire spirituelle et patrimoniale de la Beauce.

Depuis l’Antiquité, Chartres occupe une place singulière au cœur de la Beauce.
Capitale des Carnutes devenue cité épiscopale, elle s’affirme au Moyen Âge comme un grand centre intellectuel, spirituel et religieux.

Sa cathédrale, le culte marial et les nombreux chemins de pèlerinage qui convergent vers la ville ont profondément façonné son histoire et un patrimoine d’une exceptionnelle richesse.

Le patrimoine de Chartres

Des Carnutes à la cité médiévale

De tous temps Chartres a été, et demeure, le lieu de destination ou de passage de nombreux chemins de pèlerinage :

  • Les pèlerinages mariaux à Notre-Dame
  • Les chemins médiévaux de saint Jacques, de saint Martin et de saint Michel et celui des carriers
  • D’autres chemins comme celui de Charles Péguy, celui de Franz Stock

Leurs points communs : des chemins porteurs de valeurs et des chemins d’une très grande
richesse patrimoniale.

Chartres — Autricum — aux temps antiques

Au temps des Gaulois

Chartres, qui s’appelait alors Autrikon, est l’oppidum principal des Carnutes.
Dès le 1er siècle il semblerait que les Druides, instruits du message chrétien, y aient institué un culte marial.

A l’époque Gallo-romaine

Autricum est une grande cité avec un amphithéâtre et un très grand forum. On en voit encore les traces aujourd’hui. (réseau viaire).
La ville devient un évêché important dès le IVe siècle.

Chartres au Moyen-âge

Le Voile de la Vierge

Offert en 876 par Charles II le Chauve qui l’a rapporté de Constantinople le Voile de la vierge, encore appelé Sainte chemise ou Sainte tunique, est à l’origine d’un grand pèlerinage qui fait la richesse de la ville et la puissance des institutions religieuses.
Brandi par l’évêque Gancelme il aurait évité la conquête de la ville par Rollon en 911.

Fulbert et l’école de Chartres

Juste après l’an mil l’évêque Fulbert entreprend la construction d’une vaste église à la gloire de Marie.
Il fonde également une école épiscopale, l’école de Chartres, qui devient aux XIe et XIIe siècles l’un des foyers intellectuels et spirituel de l’Occident.

La cathédrale romane

La cathédrale romane bâtie par Fulbert et dédiée en 1037 brûle presque entièrement en 1194.
Elle sera remplacée par l’actuelle cathédrale gothique qui sera reconstruite pour l’essentiel pour 1225. Les vitraux sont terminés en 1240.

La cathédrale, un livre de pierre et de verre

Une cathédrale hors du commun

La cathédrale des records

  • Le transept d’une longueur de 63,4 m est le plus long de France.
  • Avec une superficie de 650 m2, le chœur est le plus étendu de France.
  • La crypte romane est également la plus vaste de France et la troisième au monde.
  • La grande rosace avec un diamètre de 13,4 mètres, est une des plus grandes du monde (les deux rosaces du transept de Notre-Dame de Paris ont un diamètre de 13,1 mètres).
  • On compte 176 verrières. La surface totale de vitraux est de 2 600 m2 ; la cathédrale possède ainsi la plus importante surface au monde de vitraux des XIIe et XIIIe siècles.
  • On compte neuf portails sculptés, ce qui est unique en Europe.
  • La cathédrale comprend 3 500 statues.
  • Près de 9 000 personnages sont représentés dans la cathédrale, si l’on inclut les vitraux.
  • La Vierge est figurée 181 fois.

Sous la cathédrale

Le puits des Saints-Forts

Mentionné par Jules César dans la guerre des Gaules ce vestige gallo-romain atteint une nappe phréatique à près de 35 mètres en contrebas.
Purificateur et harmonisateur il est censé jouer un rôle de régulateur par la mise à la terre des énergies cosmiques et telluriques. Le puits est associé au dolmen et à la déesse mère, représentée par Bélisama, déesse des eaux qui donna son nom à la Beauce.
Il eut autrefois la renommée d’une eau miraculeuse, ainsi qu’en fait foi l’inscription latine située sur le mur au-dessus des blocs sculptés: « par œuvre divine, cette fontaine est une médecine qui subvient gratuitement aux malades là où l’art d’Hippocrate fait défaut ».
En 858, lors d’une invasion viking, on dit que les corps des victimes y auraient été jetés.
Dans le « Cartulaire de Saint-Père », rédigé en 1080, il est dit que le puits était, depuis l’année 858, l’objet d’un pèlerinage très fréquenté et qu’il s’y opérait beaucoup de miracles.
Dans « Le livre des miracles de Notre-Dame de Chartres » de Jehan Le Marchant, écrit entre 1252 et 1262 d’après un ouvrage latin antérieur, un de ces miracles est raconté : « pendant qu’on faisait la procession dans la crypte, un enfant de chœur tomba dans ce puits et il fut impossible de retrouver son corps. Mais l’année suivante, lors de la même procession, on fut étonné de le revoir, vêtu de son aube, qui n’était point mouillée, et tenant son cierge à la main. Il déclara qu’au moment de sa chute, une belle dame, vêtue de blanc, l’avait reçu dans ses bras, l’avait soignée pendant toute l’année et l’avait ensuite remis à sa place. »Au milieu des années 1600, on voulut faire disparaître ce puit et avec lui, les superstitions qui y étaient attachées.

Les cryptesLes plus grandes de France et la 3e plus grande au monde

De la crypte dolménique seul subsiste un vestige de muraille.
Les deux cryptes chrétiennes concentriques sont conservées : La crypte intérieure porte le nom de caveau Saint-Lubin et se situe sous le chœur de la cathédrale actuelle, juste sous le maître-autel.
La crypte extérieure appelée crypte de Fulbert, ou église basse, enveloppe ce caveau et va d’un clocher jusqu’à l’autre, en faisant le tour de l’édifice. Datant du XIe siècle, avec ses 230 mètres de long sur 5 à 6 mètres de large, elle est la plus grande crypte de France et la 3ème au monde.
En partant de l’extrémité de la galerie nord, on arrive à la chapelle de Notre-Dame-Sous-Terre, peut-être l’un des plus anciens sanctuaires consacrés à Marie en occident.

Le Labyrinthe

Le labyrinthe de Chartres, œuvre du XIIe siècle, est une figure géométrique circulaire de 12,9 m de diamètre.
Elle représente un tracé continu déployé de 261,5 m. Que l’on parte du centre ou de l’extérieur, le chemin parcouru présente exactement le même enchaînement de tournants et d’arcs de cercle.
Le labyrinthe serait un chemin symbolique où l’homme va à la rencontre de Dieu. On peut le comprendre comme un pèlerinage « sur place », dont la finalité est d’inviter à la pénitence et à la méditation, vécue aussi bien avec le corps qu’avec l’esprit.
Le centre de ce grand motif symboliserait la Jérusalem céleste, soit l’au-delà.

Marie au cœur de la cathédrale

La relique du Voile de la Vierge

Il s’agit d’un long habit de tête, et non d’une chemise ainsi qu’elle figurait sur le sceau du Chapitre de la cathédrale. Le Saint vêtement est enveloppé dans un voile de gaze orné de broderies en soie et en or.
Lors de l’incendie de l’ancienne église en 1194, la relique semble perdue, mais elle est mise à l’abri dans le martyrium par des clercs. Après 2 ou 3 jours de déblayage, les sauveteurs et la relique sont retrouvés.
Comme il s’agissait de la chemise qu’aurait portée Marie au moment de la naissance de Jésus elle était censée assurer une bonne délivrance des femmes enceintes et délivrer également de la stérilité. C’est pourquoi de nombreux rois (comme Henri III ou Louis XIII) sont venus à Chartres demander un héritier.
Le voile, placé dans un reliquaire réalisé en 1876 pour le millénaire de son don, est toujours exposé dans le déambulatoire, du côté nord, dans la chapelle des martyrs.

Les Vierges

Notre-Dame Sous-terre : Une ancienne grotte occupée par des druides carnutes cent ans avant notre ère aurait été dédiée à « la Vierge devant enfanter » selon la légende d’une statue de déesse mère qui aurait servi de sanctuaire aux premiers chrétiens, à l’époque romaine. Cette «Vierge devant enfanter» est par la suite véné-
rée dans la chapelle de Notre-Dame de Sous-Terre à l’intérieur de la crypte, sous la forme d’une statue d’ori-gine romane datée du XIIe siècle.

Notre-Dame du pilier ou la vierge noire : Notre-Dame du Pilier est une vierge à l’enfant polychrome en bois de poirier sculptée au début du 16ème siècle.

Un patrimoine de verre exceptionnel

Les vitraux d’origine

Les baies de la cathédrale de Chartres forment l’ensemble le plus complet et le plus important de vitraux anciens conservé en France. La plupart des vitraux sont contemporains de l’église actuelle et sont datés entre 1205 et 1240 environ. La rapidité des travaux explique l’homogénéité exemplaire de l’ensemble.
Ils sont notamment célèbres pour leurs couleurs et en particulier pour le fameux «bleu de Chartres», référence mondialement reconnue. Ils couvrent une surface totale de 2 600 m2 et présentent une collection unique de 172 baies illustrant la Bible et la vie des saints ainsi que celle des corporations de l’époque.

«Notre-Dame-de-la-Belle-Verrière» (vers 1180) et trois lancettes de la façade ouest (entre 1145 et 1155) sont les plus anciens vitraux et sont des vestiges de la cathédrale de Fulbert.
Les vitraux de la cathédrale de Chartres sont considérés comme l’un des ensembles les plus complets et les mieux préservés de l’époque médiévale. Ils sont notamment célèbres pour leurs couleurs et en particulier pour le fameux «bleu de Chartres», référence mondialement reconnue. Ils couvrent une surface totale de 2 600 m2 et présentent une collection unique de 172 baies illustrant la Bible et la vie des saints ainsi que celle des corporations de l’époque.

Saint Jacques dans la cathédrale

L’iconographie jacquaire

Chartres est depuis le Moyen-Age une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques qui viennent du Nord par la route de Paris pour se rendre à Compostelle par la voie de Tours (Via Turonensis).
L’iconographie jacquaire est importante dans la cathédrale sous différentes formes :

  • La peinture : Dans la partie sud de la crypte une fresque romane représente 6 personnages dont saint Jacques le Majeur.
  • La statuaire : Au portail sud un saint Jacques apôtre et pèlerin en pied et un second en hauteur. Probablement les 1ères représentations de saint Jacques pèlerin en France. Un autre saint Jacques dans le tour du chœur.
  • Les vitraux : Côte à côte derrière le chœur le vitrail de saint Jacques et celui de Charlemagne. En haut de la nef sur le flanc droit deux vitraux de saint Jacques en pied.

Sans compter de nombreuses autres représentations de saint Jacques plus modestes.

Curiosités et symboles

Le clou de saint Jean

Le clou de saint Jean dit du solstice d’été : Dans la bordure du vitrail légendaire d’Apollinaire, des pièces de verre ont été remplacées par une plaque de métal percée d’un trou circulaire obturé d’un verre transparent. Dans le dallage, un clou a été placé de telle manière, que le 24 juin, un cercle lumineux vienne s’inscrire sur sa tête lorsque le soleil est au zénith. C’est l’instant du « midi vrai » local.

L’âne qui vielle

L’âne qui vielle : Il occupe à droite de l’ange au cadran le contrefort médian du clocher. Ce « concept » de l’âne musicien symbole de l’ignorance emprunté à Phèdre et à Boëce est courant dans le bestiaire médiéval. Il semble dire ici « ne soit pas comme l’âne à la lyre, ouvre tes yeux, regarde, cherche et tu trouveras »

Les autres édifices chartrains remarquables

Églises et patrimoine religieux

L’église Saint-Pierre

C’est l’église la plus importante de Chartres après la cathédrale.
Jusqu’à la Révolution elle était l’église du couvent bénédictin de Saint-Père-en-Vallée.
L’église possède une précieuse parure de verrières datant du 13e siècle dont 2 vitraux consacrés à saint Jacques.

La collégiale Saint-André et sa fontaine Saint-Nicolas

L’église a été édifiée sur un amphithéâtre antique.
La première mention écrite de son existence remonte au tout début du 12e siècle.
Au début du 13e siècle une arche large de quatorze mètres est jetée au-dessus de la rivière pour supporter le chœur. Cet ensemble sera démoli en 1827.
Au pied la fontaine Saint-Nicolas était le principal point d’eau potable de la ville au Moyen Age. Elle a encore servi en 1944 après les bombardements sur la ville.

L’église Saint-Aignan

Considérée comme la plus ancienne église paroissiale de la ville, l’église aurait été fondée vers 400 par saint Aignan, évêque de Chartres, qui, selon la tradition, y aurait été inhumé.
À la suite d’un incendie qui ravage le quartier vers le début du 16e siècle, l’église est entièrement reconstruite. Elle possède un vitrail Renaissance sur lequel figure saint Jacques.

L’église Saint-Martin-au-Val

Située au centre d’un sanctuaire gallo-romain de plus de 11ha, un des plus vastes de France, le début de sa construction remonte au XIIème siècle sur des ruines antérieures en témoignent les sarcophages mérovingiens retrouvés sous son sol. Des évêques, dont saint Lubin, y ont été enterrés aux VIème et VIIème siècles.

De la cité médiévale à la Renaissance

La porte Guillaume

Au IXe siècle, les quartiers riverains de l’Eure étaient protégés par quelques ouvrages fortifiés réunis par une palissade, puis des remparts en maçonnerie furent construits. De toutes les portes de la ville une seule, la Porte Guillaume, a résisté tant bien que mal aux assauts du temps et des guerres.
La Porte Guillaume, reconstruite au 14e siècle, était un spécimen de l’architecture militaire du Moyen Âge. Pendant des siècles, c’est par cette porte que les voyageurs venant de Paris entraient en ville.
Mais après avoir été épargnée, elle est presque totalement détruite par l’armée allemande. Aujourd’hui, elle fait l’objet d’un programme de reconstruction.

La maison de la Voûte

Place du Cygne se trouve la maison de la Voûte, bel exemple des maisons de pierres construites au Moyen Âge. Sa façade à deux pignons du XIIème siècle est percée de quatre fenêtres à arcades et tympans trilobés. Le bâti­ment a servi de grenier à sel.

La maison canoniale

Cette maison, construite au XIIIe siècle face au Portail Royal, a appartenu à différents chanoines, puis au cha-pitre cathédral, jusqu’à la Révolution.
A noter les six tympans sculptés qui surmontent les fenêtres du premier étage.

L’hôtellerie des Trois-Changes

Au XIIIe siècle, 39 changeurs avaient leurs tables dans cette rue centre d’activité commerciale de la cité. Construite vers 1300, le « Grand-Perron des Trois-Rois » leur faisait face au n°13. C’était une des plus belles hôtelleries de la ville.
En 1450, elle appartenait à l’évêque de Chartres. En 1472, la commune l’acheta pour en faire sa « Maison de ville ». Le corps municipal de Chartres y siège jusqu’en 1792.
La façade sur rue est très mutilée mais la façade arrière est demeurée presque intacte. Au troisième étage, une grande salle conserve quelques traces de fresques.

L’enclos de Loëns

A la fin du XVIIe siècle le diocèse de Chartres était le plus grand de France et le plus riche. La cathédrale était administrée par un chapitre nombreux qui disposait du plus grand domaine foncier de Beauce. Ces terres pro-duisaient vendanges et moissons qui venaient garnir le cellier et le grenier de Loëns (mot germanique signifiant grange).
Le cellier est une admirable construction de la fin du XIIe siècle (trois nefs couvertes de croisées d’ogives). Au-dessus, le grenier, vaste construction à pans de bois, a été reconstruit au 16e siècle.
Totalement restaurés ces locaux abritent, depuis 1978, le Centre international du Vitrail.

Le musée des Beaux-Arts

C’est l’ancien palais épiscopal. Il se compose de bâtiments d’époques différentes, allant du 15e siècle au XIXe siècle.
De l’antique palais qui accueillit le roi Henri IV lors de son couronnement, le 27 février 1594, il ne reste que des vestiges des communs, datant du 15ème siècle (arches aujourd’hui enrubannées de verdure). L’essentiel du bâti-ment fut réalisé aux XVIIe et XVIIIe siècles par trois évêques.

L’hôtel Montescot

En 1546, Jean de Montescot, seigneur de Mainvilliers-la-Garenne, administrateur des domaines et revenus du duché de Chartres, fait édifier cet hôtel.

Maisons et demeures remarquables

Les maisons du Saumon et de la Truie-qui-file

La place de la Poissonnerie offre aujourd’hui un très bel ensemble architectural qui comprend la maison du Saumon et la maison de la Truie-qui-file. Ce quartier est attesté comme lieu de vente du poisson depuis le début du XVe siècle.
Ces maisons à colombage ont été construites à la fin de ce XVe siècle.
En haut à droite, le décor présente une truie qui file sa quenouille, scène inspirée d’une fable antique de Phèdre.

L’hôtel de Champrond

Au 26 place Jean-Moulin, la grande maison à la façade de brique date de la fin du 15e ou du début du XVIe siècle. Elle a servi de résidence secondaire au président Jean de Champrond, un haut magistrat parisien du siècle de Louis XIV. Riche bourgeois, il possédait différentes seigneuries en Beauce et passait une partie de l’année dans cet hôtel de la rue du Cheval-Blanc.
Bien connu pour son extraordinaire avarice, il aurait, dit-on, inspiré Molière (d’où le nom du restaurant) pour créer le personnage d’Harpagon.

Le logis Claude Huvé

Cette belle maison fut construite au XVIe siècle par l’apothicaire Pierre Huvé et agrandie par son fils Claude, médecin et humaniste.

Elle comprend deux maisons en une :

  • la haute façade à frontons avec son décor Renaissance sur trois niveaux appartient à une construction de l’époque d’Henri II.
  • la partie qui la jouxte à gauche appartient à une maison plus ancienne

L’inscription latine signifie que cette maison a été construite pour l’embellissement de la ville et la postérité.

Du patrimoine moderne au patrimoine contemporain

L’hôtel de la Poste

En juin 1875, le développement des services de la Poste exige un nouveau bâtiment. La décision de construire un nouveau bâtiment sera prise en 1919, à côté de la place des Épars. L’architecte désigné pour réaliser l’opération est Raoul Brandon (1878-1941), un talentueux enfant du pays né à Lucé.
Ce bâtiment qui rompt, à l’époque, avec les habitudes de la population, est aujourd’hui la médiathèque l’Apostrophe réaménagée par l’architecte Paul Chemetov.

La maison Picassiette

Bel exemple d’architecture naïve, cette maison et sa cour sont constituées de mosaïques de faïence et de verre (vaisselle brisée) coulées dans le ciment par Raymond Isidore (1900 – 1964), un employé communal.

Le nouvel hôtel de ville

Pour remplacer l’ancien bâtiment des années 60, l’agence Wilmotte SA a dessiné un bâtiment résolument mo­derne aux lignes simples et pures, habillé d’une double-peau vitrées englobant l’hôtel Montescot.

La boucherie Pinson

En passant devant le 4, rue du Soleil d’Or, on peut voir une belle devanture rouge, où s’inscrit en lettres capi­tales « BOUCHERIE ». Construite en 1892, cette boutique n’a seulement que 3 ans de moins que la célèbre Tour Eiffel. Elle est classée monument historique depuis 2006.

En s’approchant de la vitrine, chacun peut se rendre compte que rien n’a bougé à l’intérieur des lieux. À travers les grilles on peut observer le billot de bois sur laquelle la viande était découpée ainsi qu’une balance à poids Napoléon III.

Quelques autres endroits remarquables

Remparts et mémoire de la ville fortifiée

Les remparts et les portes de Chartres

A l’exception de la porte Guillaume elles ont toutes été détruites notamment à l’occasion de la démolition des remparts qui a commencé en 1806 : La porte des Epars, la porte drouaise, la porte Saint-Yves, la porte Morard, la porte Cendreuse.
Il reste ici et là quelques vestiges de ces remparts notamment au 1er sous-sol du parking de la place des Epars. La tour du Massacre, devant laquelle Henri IV fit le siège de la ville en février 1591, défendait la cité avec sa ju¬melle la tour de Léthinière aujourd’hui disparue.

Places et cœur historique

La place Billard

C’est l’emplacement de l’ancien château comtal.
En 1899, on y commença la construction d’une halle pour servir en marché couvert. Inspirée du style Baltard, elle fut inaugurée en 1900.

La place du Cygne

La place du Cygne et la rue Sainte-Même qui lui fait suite marquent la limite ouest de la ville avant le XIIe siècle.

Chartres au fil de l’Eure

Les bords et les ponts de l’Eure

La navigation sur l’Eure était active à l’époque gauloise.
Le nom celtique de Chartres était Autrikon, c’est à dire Port-sur-Eure.
Des dizaines de ponts traversent l’Eure à Chartres, et pour certains, ils datent de plusieurs siècles. D’amont en aval :

  • Le pont de la Courtille, en bois, appelé jusque-là pont-qui-tremble, est remplacé par un ouvrage de pierre en 1767. (« Eure-et-Loir », Benoît Garnot, Bonneton, mai 1994, p. 51).
  • Le Pont Saint-Père, certainement le plus ancien pont de Chartres. Au 14e siècle, il servait de retenue à plusieurs moulins
  • Le pont Saint-Hilaire doit son nom à l’église paroissiale qui existait jadis sur la place voisine, à côté de l’abbatiale Saint-Père. Son rôle était important puisqu’il permettait à la route venant d’Orléans de franchir l’Eure pour atteindre le cœur de ville.
  • Le pont de la porte Morard franchit le fossé creusé en 1357, devant les menaces anglaises. Le pont de bois de l’époque a été remplacé par un pont de pierre en 1747.
  • Le pont Taillard, seul pont à porter des maisons au 16ème siècle, s’est aussi appelé pont du pou qui plonge.
  • Le pont Bouju, longtemps le plus important de la ville, fut aussi appelé Grand Pont ou Pont du Château.
  • Le pont des Minimes, en référence au couvent des religieux installé à proximité après 1615.
  • Le pont Saint-Thomas connu vers 1300 (jusqu’à la fin du 18ème siècle) sous le nom de pont Boysard.
  • Le pont du massacre, ancien pont des sept arches, rappelle le massacre ou abattoir voisin qui existait au XVIe siècle.
  • Le pont neuf construit entre 1806 et 18O9 pour y faire passer la rocade du tour de ville.
  • Aux Trois-Ponts on peut admirer une statue de saint Jacques en bois, propriété de Compostelle 28, installée en 2011 par la mairie sur le chemin de Compostelle en présence de Monseigneur Pansard.

Promenades et paysages chartrains

Les tertres

Chartres s’est développée sur un site défensif juste au-dessus de la vallée de l’Eure, là où elle se trouve la plus encaissée.
Ainsi se sont créées une ville haute et une ville basse reliées par des tertres (en langage chartrain, une montée permettant d’accéder rapidement de la basse ville à la haute ville) dont la dénivellation peut parfois atteindre une trentaine de mètres : Le tertre Saint-Eman, le tertre de la Poissonnerie, le tertre Saint-Aignan, le tertre Saint-François, le tertre Saint-Nicolas.

Les terrasses de l’évêché

Les Jardins de l’Évêché sont situés derrière la Cathédrale, à proximité du Musée des Beaux-Arts. La terrasse date du XVIIe siècle.
Initialement, les jardins devaient descendre jusqu’à l’Eure. La Révolution empêcha de réaliser le projet.
Ce magnifique jardin public, descendant en trois ensembles de terrasses depuis le chevet de la cathédrale jus-qu’à l’Eure, offre l’une des plus belles vues sur la ville basse et la Beauce alentour.

La Butte des Charbonniers

Située le long d’un des pans des remparts de la vile, c’est le plus long vestige continu de fortification médiévale préservé à Chartres. Elle est longée par un chemin de mémoire.

Le patrimoine dans la ville contemporaine

Les fresques de Bel-Air et l’art mural

Ces fresques géantes (4000 m²) de 2008 sur les façades de 4 immeubles du quartier de Bel-Air symbolisent la volonté de la Ville d’inviter l’art dans tous les quartiers autour de 4 thèmes : Le centre-ville, la Beauce, le parfum et les bords de l’Eure.
A signaler d’autres fresques murales plus récentes :

  • Le mur des Stars réalisé par la société A. Fresco sur le pignon du cinéma Les enfants du paradis.
  • Chartres en scène au coin de la rue de la Volaille et du maréchal de Tassigny.
  • Le portrait géant de Jean Moulin réalisé en 2019 par l’artiste anglo-australien Jimmy C.

Sans compter de nombreuses œuvres de street-art plus modestes comme les 28 mosaïques posées par l’artiste MifaMosa dans les rues de la ville.

Les personnages emblématiques de Chartres

Figures du Chartres médiéval

La reine Berthe

Selon les chroniqueurs de l’époque Berthe de Bourgogne, celle qui a donné son nom à l’escalier en bas de la rue des écuyers, était réputée pour être une des plus belles femmes du royaume.
Elle épouse en premières noces Eudes 1er comte de Blois et de Chartres.
Mais le roi de France, Robert II Le Pieux s’éprend d’elle et répudie sa première épouse beaucoup plus âgée que lui.
À la mort d’Eudes, en mars 996 Robert II veut l’épouser, mais son père Hugues Capet s’y oppose pour cause de consanguinité car ils sont cousins. Après la mort de ce dernier, en octobre 996 les deux amants se marient finalement en 997.
Le pape les excommunia et le bras de fer dura presque 5 ans entre le roi et celui-ci.
Cependant, n’arrivant pas à avoir un héritier, Robert, la mort dans l’âme, se résolut à répudier sa belle, qui s’en revint à Chartres dans son château comtal où elle mourut en 1010 à l’âge de 46 ans.

Fulbert

Il est évêque depuis 1006 lorsque, dans la nuit du 7 septembre 1020, le feu détruit la cathédrale carolingienne. Il entreprend immédiatement sa reconstruction,
Il est également à l’origine des Écoles de Chartres dont l’enseignement rayonna dans tout l’Occident.
Cinq de ses œuvres liturgiques dont une messe farcie de l’office de saint Jacques sont portées à son crédit dans le Codex Calixtinus, manuscrit du XIIe siècle au centre du culte de ce dernier.
Une statue en bronze de Fulbert, exécutée en 1997 par l’artiste italien Bernard Damiano, est érigée sur le parvis de la cathédrale.

Saint Gilduin

Évêque de Dol mort à Chartres le 27 janvier 1077, il fut proclamé saint après sa mort ; et saint patron des pèlerins par Monseigneur Harscouet en 1948.
Il figure dans un vitrail de l’abside de l’église Saint-Pierre aux côtés de saint Louis.

Jean de Salisbury

Né en 1115 ce brillant élève des Écoles de Chartres est ensuite secrétaire de Thomas Becket, le grand clerc assassiné par des partisans du roi d’Angleterre dont il écrivit la « Vie ».
Il devient évêque de Chartres en 1176.
Mort en 1180 il est enterré à l’abbaye Notre-Dame de Josaphat à Lèves.

Saint Louis

Le Roi qui a consacré la cathédrale actuelle en 1260.

De la Renaissance à l’Ancien Régime

Henri IV

Il est sacré roi le 27 février 1594 en la cathédrale.
Ce sera l’unique fois dans l’histoire de France qu’un roi sera sacré ailleurs qu’à Reims.
Auparavant alors qu’il assiégeait la ville en 1591 il avait fait la connaissance de la jeune nièce d’un gouverneur d’Île-de-France et Chartres, alors âgée de 17 ans : Gabrielle d’Estrées.
On la dit être un enchantement pour les yeux. Bien que cela ait dû séduire le futur Roi de France au premier regard, c’est sûrement son franc-parler et son obstination qui a dû susciter l’intérêt grandissant du roi pour sa personne et finalement, le fasciner. Car, une chose est sûre, elle lui a résisté. Elle lui a reproché aussi bien sa mauvaise haleine que sa fétide odeur corporelle. De quoi commencer une belle histoire d’amour ! Ce n’est que par l’entremise des proches de la jeune femme que débute la liaison entre Henri IV et Gabrielle d’Estrées.
Après toute une série de péripéties, ils faillirent aller jusqu’au mariage. Cependant, la « presque reine » mourut avant la célébration, à l’âge de 26 ans, et ne fut jamais Reine de France.
C’est dans une demeure chartraine du 3 et 5 de la rue Chantault, que la passion du Roi envers sa jeune maîtresse s’est exprimée.

Mathurin Régnier

Né à Chartres en 1573 ce poète attaque les mœurs de son temps dans des « Satires » auxquelles il doit sa célébrité. Il meurt en 1613 à Rouen.

Chartres et les figures de la Révolution

L’abbé Sieyes

Il est nommé vicaire général de Chartres en 1787.
Installé à Paris en 1788, il publie sa brochure célèbre : « Qu’est-ce que le Tiers-État ? » (1789). Député du Tiers État, il joue un rôle important sous la Révolution.

Jacques-Pierre Brissot

Né à Chartres en 1754 ce journaliste, partisan des idées, fonde, le journal « Le Patriote français » et la Société des Amis des Noirs.
Membre du Club des Jacobins, dès les débuts de la Révolution, il réclame la proclamation de la République après la fuite du roi (20-21 juin 1791).

Député à la Législative et à la Convention, il est un des chefs du mouvement girondin parfois appelé « brissotin ». Il est guillotiné en 1793 pour s’être opposé vivement aux Montagnards et à Robespierre.

Jérome Petion de Villeneuve

Né à Chartres où il devient avocat il est élu député du Tiers État en 1789. Il était membre de la Société des Amis des Noirs et du Club des Jacobins.
Maire de la commune de Paris (nov. 1791 – nov. 1792), premier président de la Convention et membre du premier Comité de Salut public, il se rallie aux Girondins.
Lors de leur élimination en juin 1793, il tente un soulèvement fédéraliste en Normandie. Ayant échoué, il se suicide.

Claude-François Chauveau-Lagarde

Né à Chartres en 1756 cet avocat se distingue par son courage durant la Terreur en défendant Brissot, Char¬lotte Corday, la reine Marie-Antoinette et la princesse Élisabeth, sœur du roi. Arrêté, il est sauvé par la journée 9 Thermidor an II (27 juillet 1794) et la chute de Robespierre. Il devient avocat au Conseil du roi à la Restaura¬tion et président du Conseil de l’ordre des avocats en 1824.

François Marceau

En 1789 il entre dans la garde nationale à 20 ans.
A 24 ans, il est nommé général de brigade et commandant en chef des armées de l’Ouest. En 1794 il sauve la République par sa victoire de Fleurus.
Il est mortellement blessé le 19 septembre 1796 et expire deux jours plus tard à Altenkirchen (Autriche). Il a 26 ans. Ses restes ont été transférés au Panthéon en 1889.

Figures chartraines des XIXe et XXe siècles

Charles Péguy

Né en 1873 à Orléans il fait des pèlerinages à Notre-Dame de Chartres entre 1912 et 1914 et mène, dès lors, de pair, son œuvre en prose, souvent polémique, toujours engagée, et une œuvre lyrique chargée de spiritualité. Son recueil La tapisserie de Notre-Dame contient le célèbre et très long poème présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres.
Mobilisé le 4 août 1914, il est tué d’une balle au front, la veille de la bataille de la Marne.

Jean Moulin

Nommé préfet d’Eure-et-Loir en février 1939 il s’oppose courageusement aux exigences de l’occupant, devenant ainsi le premier résistant de France.
Révoqué par le Gouvernement de Vichy, le 2 novembre 1940, il entre dans la clandestinité.
Chargé par Charles De Gaulle d’organiser la résistance en France, il crée le Conseil National de la Résistance en mai 1943.
Arrêté peu après par la Gestapo de Lyon, il meurt des suites de tortures. Il est inhumé au Panthéon en 1964.
En 1948, un monument pour lui rendre hommage est inauguré grâce à une souscription publique. Réalisé par Marcel Courbier sur les plans de l’architecte Michel Maunoury, le monument représente un poing crispé sur un glaive brisé. La statue, faite de granit rose, immortalise l’action de Jean Moulin.
Un parterre de roses baptisées « Résurrection » ou « Roses de la déportation », rouge magenta et rose, créées par Michel Kriloff et dédiées aux femmes déportées à Ravensbrück, entoure le monument.

Sylvia Monfort

Aux côtés du commandant Sinclair, plus connu sous le nom de Maurice Clavel elle a participé à la libération de Chartres

Chartres, capitale du vitrail, de la lumière et du parfum

Le vitrail

Les maîtres-verriers chartrains (Atelier Lorin, Atelier Loire, Atelier Picol, etc…) ont une renommée internationale et leurs œuvres se retrouvent dans le monde entier.
L’atelier-musée et le centre de documentation du Centre International du Vitrail situés dans l’enclos de Loëns offrent une vision globale, diversifiée et vivante de l’art et des techniques du vitrail.
La Galerie du vitrail en face le portail nord de la cathédrale expose le savoir-faire des maîtres-verriers.
Un centre d’interprétation du vitrail est en projet au niveau du parvis de la cathédrale.

Chartres en lumières​

Chartres en lumières est une manifestation artistique et culturelle initiée par la ville en 2003 . Chaque année, cet événement se déroule d’avril à janvier.
Pendant plusieurs mois, les principaux monuments de la ville sont mis en lumière et en musique. L’élément principal de Chartres en lumières est la Fête de la lumière, qui a lieu habituellement mi-septembre.

La Cosmetic Valley​

Chartres est la capitale du parfum. Elle est au cœur de la Cosmetic Valley, un réseau de près de 400 entreprises liées à l’industrie du soin corporel et du parfum comme Guerlain ou Paco Rabanne.
C’est la plus grosse concentration d’entreprises de ce genre dans le monde.
En 25 ans la Cosmetic Valley est devenue un pôle de compétitivité mondialement reconnu.
Une maison internationale de la cosmétique verra bientôt le jour au bord du parvis de la cathédrale.

Quelques spécialités chartraines

La poule au pot

« Si Dieu me prête vie, je ferai qu’il n’y aura point de laboureur en mon royaume qui n’ait les moyens d’avoir le dimanche une poule dans son pot » aurait déclaré Henri IV. La poule au pot servie dans les familles paysannes fera partie de l’imagerie populaire du règne d’Henri de Navarre, seul roi de France à avoir été couronné en la cathédrale de Chartres, le 27 février 1594. En souvenir de cet événement, un certain nombre de restaurants de la ville et des environs proposent la « Poule au Pot » à leurs menus, notamment pendant la « Semaine Henri
IV » (dernier week-end de février-début mars).

Le pâté de Chartres

C’était la spécialité de la pâtisserie Lemoine fabriquée alors avec la chair d’un gibier, le pluvier guignard. Vers 1780, Lemoine et son concurrent Philippe, rivalisèrent de publicité, par la voix de deux poètes alors célèbres : Collin d’Harleville et Nicolas Guillard.
Aujourd’hui disparu le pluvier guignard est remplacé dans la recette par le perdreau et le faisan, agrémenté de foie gras, de truffes et d’épices subtiles.

Le Mentchikoff

C’est un délicieux noyau de chocolat (en fait un mélange de praliné-noisette, de chocolat et de beurre) enrobé d’une fine enveloppe de « meringue suisse » (blanc en neige et sucre glace).
Ce bonbon est l’invention en 1893 du confiseur Daumesnil, sis rue de la Pie, auquel il donne le nom de Mentchikoff en référence à un prince russe du même nom, confident de l’empereur Pierre le Grand et qui était, paraît-il, fils de pâtissier pour célébrer l’amitié franco-russe très en vogue à l’époque.

Le cochelin

Pâtisserie en forme de bonhomme en pâte feuilletée, nature, fourrée au chocolat ou avec de la pâte d’amande, le cochelin est une spécialité gourmande qui remonte au Moyen Age : produit alors par la Confrérie des Boulangers, il se vendait le soir du 31 décembre afin d’être offert aux parents et amis qui venaient souhaiter la bonne année.

L’Eurélienne

Seule bière fabriquée en Eure et Loir, « L’Eurélienne » est brassée, embouteillée sur une exploitation agricole familiale à moins de 10 Km de Chartres. Les matières premières sont sélectionnées et mélangées avec des cé-réales crues de la ferme, puis transformées et enfin conditionnées. L’élaboration des produits est traditionnelle sans aucune filtration mécanique ni pasteurisation. Les différentes étapes de fabrication, les méthodes de tra¬vail sont 100 % manuelles jusqu’au collage des étiquettes.
L’Eurélienne a été plusieurs fois primée à la Foire de Paris.

Le Rosé de Chartres du clos du val Saint-Martin

En avril 2003, environ 500 pieds de vigne étaient plantés sur un coteau de la résidence du Val de l’Eure à l’ini-tiative de l’Association de la Commune Libre du Village de Saint-Brice pour faire revivre une tradition qui re-monte au Moyen-Age.
Le 25 septembre 2006, la première vendange du siècle avait lieu à Chartres.
Elle est, depuis, réalisée chaque année. Une fête des vendanges est d’ailleurs célébrée le dernier week-end de septembre.

Autres spécialités locales

Parmi les autres spécialités locales on peut citer :

  • la baguette Retrodor,
  • les sablés de Beauce fabriqués avec du blé de Beauce,
  • les chips Belsia,
  • les macarons,
  • le Chartrenser en l’honneur de Franz Stock,
  • le miel de Chartres,
  • le Beauce-cola,
  • la limonade beauceronne.

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