Hanches, Houx, Yermenonville
De la Drouette à la Voise, trois villages où patrimoine rural, héritage religieux et grands travaux de Louis XIV jalonnent la route vers Chartres.
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- Histoire & Patrimoine d’Eure & Loir
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- Hanches – Houx – Yermenonville
Après Épernon, le chemin poursuit sa progression vers Chartres à travers Hanches, Houx et Yermenonville.
Fortifications disparues, églises anciennes, lavoirs et patrimoine rural témoignent de l’histoire de ces villages, tandis que la vallée de la Voise conserve la mémoire des grands travaux entrepris sous Louis XIV pour alimenter les eaux de Versailles.
Le patrimoine D'Épernon
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Voie de Tours - Épernon
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Montigny-le-Gannelon - Cloyes-sur-le-Loir
Romilly-sur-Aigre
Hanches
La ferme du Loreau
La ferme du Loreau est le seul reste d’une importante fortification féodale dominant Hanches et Epernon. Le château des Loreaux, ancienne seigneurie, en ruines, fut définitivement détruit par la construction de la ligne de chemin de fer en 1835, puis par la guerre de 1870. La ferme actuelle formait autrefois la « basse-cour » du Château.
Le lavoir du Paty
Le lavoir du Paty, situé rue de la prairie, est alimenté par une source. En mauvais état sa restauration est programmée. La commune compte trois autres lavoirs, deux moulins à eau et neuf ponts ou passerelles sur la Drouette.
L’église Saint-Germain
L’église Saint-Germain, placée à l’écart du pays, au milieu du cimetière, est visible de loin à cause de sa haute tour-clocher quadrangulaire flanquée d’une tourelle d’escalier octogonale, le tout en pierre taillée. (Michel de la Torre, « Eure-et-Loir, le guide complet de ses 403 communes », Deslogis-Lacoste, 1989)
Cette église a été inscrite aux MH par arrêté du 21 décembre 1984.
Houx
L’église Saint-Léger
L’église de Houx, dédiée à saint Léger, évêque d’Autun martyrisé au VIIème siècle, a été fondée par les chanoines du chapitre de Notre-Dame de Chartres, avec l’appui des seigneurs de Houx. La construction originelle peut être datée du XIIème siècle, ainsi qu’en témoigne l’existence de baies romanes subsistantes réalisées en pierre de Germonval. (Philippe Roger, mairie de Houx, (25/02/2009)).
La ferme seigneuriale
La ferme seigneuriale : L’aveu et dénombrement de la Châtellenie d’Epernon rédigé en 1497, indique que Renaud de Cintray, écuyer et seigneur de Houx en partie, personnage qui vivait en 1455 possédait son « hostel, clos à fossez, avec les jardins et aulnoys, contenant huict arpens ou environ.
Un pressouer ainsy qu’il se poursuit et comporte, assis audit hostel de Houx… »
Les bâtiments de la ferme seigneuriale comprenaient à la fois la ferme proprement dite, située au 1 rue de l’Aqueduc, mais également, de l’autre côté de la rue, un ensemble de bâtiments indépendants formant le clos du pressoir, aujourd’hui situés au 1 de la rue du Val de Voise et qui abritaient sous l’Ancien Régime les pressoirs et fours banals de la paroisse… La cave seigneuriale est située au bout de la Grande Rue du village au lieudit actuel La Cavée.
La vallée de la Voise
La vallée de la Voise serpente jusqu’à l’Eure. Oasis boisé dans un univers agricole, elle est riche par sa flore et sa faune.
La Voise et le canal Louis XIV
La Voise et le canal Louis XIV: La vallée de la Voise a été profondément remaniée à la fin du XVIIème siècle par les travaux préparatifs à la construction de l’Aqueduc de Maintenon… En 1686 le creusement du canal de Gallardon se fait notamment à travers la pâture…
Au début de l’année 1685, Louvois vient en effet de persuader le roi Louis XIV de faire détourner une partie des eaux de l’Eure, à partir de Pontgouin, pour l’amener par un canal jusqu’à Versailles, afin d’assurer définitivement l’alimentation en eau des fontaines du parc du château. Le canal projeté doit franchir la vallée de l’Eure à Maintenon grâce à un aqueduc monumental en maçonnerie dont la construction nécessite l’emploi de quantités considérables de matériaux.
Les carrières de Germonval et de la Bretonnière à Gallardon doivent fournir les moellons et le calcaire nécessaires à la fabrication de la chaux. Une carrière de sable doit également être ouverte à Moineaux. Vauban propose , pour le transport de ces matériaux, de canaliser les eaux de la Voise depuis Gallardon jusqu’au pied du chantier de l’aqueduc.
Les instructions de ce dernier fixent les dimensions du canal à 4,5 toises de large (8,77m) pour une profondeur en eau de 4 pieds (1,30m). Les travaux de terrassement débutent en avril 1686 pour s’achever l’année suivante.
Sur une grande partie du territoire communal, le canal de Gallardon, ou canal Louis XIV emprunte le tracé d’un précédent canal, beaucoup plus étroit, réalisé au Moyen-Age, afin d’alimenter en eau les fossés de la maison seigneuriale, le moulin à eau banal et un moulin à foulon seigneurial situé au hameau de la Villeneuve. Le commencement de ce canal des moulins, alimenté par une dérivation de la Voise, est encore visible peu après l’emplacement actuel du moulin des Grés. Celui-ci retrouvait la rivière à la sortie du hameau de la Villeneuve.
A partir du Chemin Blanc, les eaux de la Voise sont à nouveau détournées pour venir renforcer le débit du canal Louis XIV, peu après son passage au moulin de Houx. On appelle ce tronçon du canal la Voise canalisée. Le cours de l’ancienne rivière, qui poursuit son chemin à l’état de ruisseau, prend le nom de Rivière Morte…
L’une des cinq ou six écluses du canal de Gallardon était située au niveau du moulin de Houx, entre l’actuel pont du Chemin Blanc et le vannage alimentant le bief. Elle avait une longueur de 20 toises (39m) sur 6 toises de large (11,70m). On en devine encore l’emplacement par l’excavation qui n’a été comblée que partiellement à cet endroit et par la subsistance, au niveau du vannage actuel, de vestiges de maçonnerie de chaux.
Selon les prévisions de Vauban, les bateaux, tirés par des animaux conduits par des soldats, devaient mettre 3 jours pour relier Gallardon à Maintenon. Chaque bateau devait pouvoir transporter 3 toises cube et demies de pierres (13 m3) ou 3 toises cube de sable (11m3). Pour atteindre l’objectif de construction de l’année 1687, chaque jour, 24 bateaux chargés de pierres et 12 chargés de sable devaient s’engager sur le canal. Compte tenu du faible débit de celui-ci, les convois étaient organisés en brigades de 4 bateaux, afin de limiter le nombre d’éclusages.
La navigation sur le canal de Gallardon qui chute à partir de 1688 (déclenchement de la guerre avec la ligue d’Augsbourg) est définitivement abandonnée en 1694, année où les eaux sont rendues au moulin de Houx.
Après que le roi Louis XIV a donné à Madame de Maintenon l’ensemble des ouvrages liés à la construction de l’aqueduc de Maintenon, cette dernière revend en 1709 à Fleuriau d’Armenonville les canaux de Gallardon et d’Epernon qui traversaient une partie de ses terres.
(Philippe Roger, mairie de Houx, (04-09-2009)).
Yermenonville
Le lavoir de Yermenonville
Un lavoir se trouve au bord de la Voise, chemin du lavoir, sur la route venant de Houx.
L’église Saint-Martin
L’église Saint-Martin possède quelques statues de qualité .Saint Martin est représenté plusieurs fois :
- Sa représentation en évêque a donné lieu à une très belle statue en bois du 16ème siècle malheureusement assez abimée. Il portait à l’origine une crosse d’évêque dans sa main droite. La crosse reposait sur le bas de la statue, dans un trou creusé à côté du pied droit. Lors d’un probable accident, la main droite s’est cassée et la crosse a disparu.
- Saint Martin apparaît encore une fois comme évêque sur la gauche du retable, avec une crosse à la main cette fois-ci.
- Il est enfin représenté dans la scène qui l’a rendu si populaire : à cheval, en soldat romain, il fend en deux son manteau avec son épée pour en donner la moitié à un mendiant. Cette statue est sur la gauche dans l’église.
Ces deux statues datent du 17ème ou 18ème siècle. D’autres statues du même auteur datent aussi de cette époque :
Celle de saint Jacques (saint Roch ?), à droite du retable, reconnaissable à son bâton de pèlerin, à ses pieds nus dans ses sandales, à son chapeau orné d’une coquille.
Hélène Boucher
Le cimetière contient la tombe de la célèbre aviatrice Hélène Boucher, l’une des premières femmes aviatrices, qui détint 7 records mondiaux et mourut le 30 novembre 1934 à 27 ans aux commandes d’un Caudron C.460 Rafale pendant un entraînement sur l’aérodrome de Guyancourt.
La Pierre Fritte
Le dolmen de la Pierre Fritte date de l’époque néolithique (entre 4000 et 3000 ans avant J-C). Il existe encore des ossements humains dans la chambre funéraire.
Pour aller plus loin...
- Ville de Hanches
Site officiel
- Ville de Houx
Site officiel
- Ville de Yermenonville
Site officiel
