Mévoisins,
Saint-Piat, Soulaires
Des anciennes croix rurales aux témoignages de la dévotion à saint Jacques, trois villages où chemins, paysages et patrimoine religieux accompagnent la route vers Chartres.
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- Histoire & Patrimoine d’Eure & Loir
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- Mévoisins – Saint-Piat – Soulaires
Entre Yermenonville et la vallée de l’Eure, le chemin traverse Mévoisins, Saint-Piat et Soulaires.
Croix rurales, bois et vallées sèches jalonnent cet itinéraire où le patrimoine religieux conserve plusieurs témoignages de la présence de saint Jacques et de la mémoire des pèlerins.
Le patrimoine D'Épernon
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Voie de Tours - Épernon
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Romilly-sur-Aigre
Mévoisins
La croix des Champs
Ce lieudit est-il celui évoqué par le curé de Mévoisins qui déclare le dimanche 12 septembre 1700 :
« j’ay fait placer une croix au carrefour de Pierre Remy, sur une butte qui regarde le chemin d’Yermenonville et celui de Gallardon ». Aujourd’hui la croix a disparu.
Saint-Piat
La croix du chemin d’Épernon
La croix située au carrefour du chemin d’Épernon et de la D 106-4 qui mène au bourg’ est l’une des trois situées sur cette commune qui possède une église renfermant de nombreuses richesses parmi lesquelles on peut citer des scènes de la vie de saint Roch et de saint Sébastien, un magnifique sarcophage en marbre blanc et l’extrémité d’une poutre sculptée et décorée de la tête de François Ier et de coquilles saint Jacques.
Le bois du Gland
Le bois du gland que l’on traverse après cette croix fait partie des boisements de Soulaires-Harleville principalement constitués de chênes sur les plateaux.
Une plus grande diversité floristique se développe sur les zones plus pentues, de part et d’autre de la vallée sèche de la Jouvence. En effet, sur les coteaux, la couche d’humus est plus faible, voire nulle. Les plantes habituelles des sous-bois poussent difficilement, laissant la place à des espèces plus rares comme les orchidées, à admirer en mai et juin: l’orchis pourpre, l’orchis bouc et la listère ovale. Des buis sauvages poussent également sur ces versants calcaires.
La vallée aux Loups
La vallée aux loups que l’on traverse à la limite de la commune de Soulaires atteste de la présence de ces prédateurs redoutés des pèlerins à une époque pas si lointaine comme en témoignent certains récits locaux.( « Saint Piat, vallée de l’Eure, le bois du Gland » CDT28)
Soulaires
L’ancien colombier
L’ancien colombier datant de la Renaissance, situé rue du colombier, a été transformé en maison d’habitation.
L’église Saint-Jacques-et-Saint-Philippe
L’église Saint-Jacques et saint Philippe conserve en avant une petite nef qui pourrait remonter au XIIème siècle. Éclairée par trois fenêtres romanes, petites et à plein cintre avec commencement d’ogive, c’est la partie la plus ancienne . Au bout de cette nef il y avait sans doute un chœur de petite dimension mais assez grand pour la population alors peu nombreuse. Un pouillé du XIIIème siècle porte à 40 le total des paroissiens adultes de Soulaires: « Solerres, parochiani 40, estimationes ou revenu, 25 livres, doyenné, Épernon, patrons S. Jacques et S. Philippe 1. »
Mais la population ayant augmenté comme partout, on fut obligé d’agrandir l’église. Le chœur fut démoli et remplacé (en 1504) par une construction plus grandiose, composée d’une seconde nef, d’un bras de croix formant deux belles chapelles et d’un sanctuaire à pans coupés dans le plus beau style gothique. Les vitraux ont étés exécutés par la maison Lorin de Chartres en 1875. Cette église abrite une statue du XIIIème siècle et la dalle funéraire d’Agnès de Soulaires, châtelaine, décédée en 1288. (cette dalle a été classée le 17 novembre 1906 au titre des objets historiques).
De larges entailles sur les contreforts de la porte rappellent une pratique curieuse: elles ont été faites par l’habitude qu’avaient les hommes d’affûter leur couteau à la sortie de la messe.
La dévotion à saint Jacques
Probablement à cause de la similitude du nom, les habitants de Soulaires eurent toujours une grande dévotion à saint Jacques de Compostelle en Espagne : « Bien que l’église de Soulaires fût dédiée aux apôtres Jacques et Philippe, ce qui donne normalement à penser qu’il s’agit de Jacques le Mineur, fêté au 1er mai, Jacques le Majeur semble y avoir joui d’un grand prestige. N’étaient les pèlerins de ce village, les sculptures qui ornaient le retable de la paroisse le prouveraient encore…
Actuellement le seul témoignage subsistant de cette dévotion est la bannière qui date du début du XIXème siècle, et sur laquelle se découpe l’image de saint Jacques pèlerin ».
(Humbert Jacomet, « Croix rurales et chemins de pèlerinage dans l’ancien diocèse de Chartres », p.81, SAEL,1998).
La croix du Haut-Roussin
« La croix qui se voit au voisinage du « chemin creux » et qui est dite du « Haut-Roussin » a été érigée par M. et Mme Duc et solennellement bénite ,le samedi 30 avril 1955, par Mgr R. Michon, évêque de Chartres. Elle semble avoir succédé à une croix plus ancienne.
(cf, Austrum vel Solierrium, Bull. De l’Ass. Rech. Hist. Soulaires, n°18, nov-déc. 1990, pp 18-21) » (Humbert Jacomet, « Croix rurales et chemins de pèlerinage dans l’ancien diocèse de Chartres », p.81, SAEL, 1998).
« Croix de fer sur socle de pierre. Deux grosses bornes en pierre au bout d’une route en cul de sac. » (Guy Bataille, « la Beauce méconnue et ses croix », p.2-4, 1998).
Pour aller plus loin...
- Commune de Mévoisins
Site officiel
- Commune de Saint-Piat
Site officiel
- Commune de Soulaires
Site officiel
