Lèves

Aux portes de Chartres, une ancienne terre monastique où l’abbaye de Josaphat, les pèlerinages et l’art du vitrail ont profondément marqué l’histoire locale.

Dernière étape avant l’arrivée à Chartres, Lèves conserve les traces d’un riche passé religieux étroitement lié à l’ancienne abbaye Notre-Dame de Josaphat.

Vestiges monastiques, mémoire des pèlerinages, personnages historiques et création contemporaine témoignent de près de neuf siècles d’histoire aux portes de la cité chartraine.

Le patrimoine De Lèves

L’abbaye Notre-Dame de Josaphat

De la fondation aux vestiges de l’abbaye

L’abbaye Beata Maria de Josaphat dont il reste des vestiges a été fondée en 1117 par Geoffroy de Lèves, évêque de Chartres, et son frère Gosselin. On nomma ce monastère Josaphat en souvenir de la vallée de ce nom en Palestine. Les Anglais la pillèrent et la brûlèrent en partie en 1432 et 1466. Sa restauration n’était pas terminée quand les calvinistes la mirent à sac en 1564. Il fallut attendre l’arrivée des Bénédictins de Saint-Maur en 1640 pour réparer les ruines, morales et matérielles.

(« La France monastique…tome 1er : Province ecclésiastique de Paris » p. 225 ,1905) Le site est actuellement occupé par la fondation d’Aligre, maison de santé, créée au XVIIIe siècle. Seule une partie des fondations de l’église abbatiale subsiste (elle mesurait 70 m de long). Elle est visible à côté du tombeau de Jean de Salisbury, évêque de Chartres après avoir été secrétaire de Thomas Beckett, mort en 1180. Quelques sculptures de l’ancienne abbaye de Josaphat sont exposées de part et d’autre de la grille d’entrée sous les arcades du cloître.

La source miraculeuse et les pèlerins

La source qui coule à cet endroit était réputée guérir les maladies pulmonaires, et cette réputation devait renforcer le flot des pèlerins venant se recueillir dans cette église.
On voit encore dans le soubassement du mur des chapelles, derrière l’autel, une ouverture qui permettait de puiser cette eau pour la distribuer aux fidèles. (« Lèves, vallée de l’Eure, entre étangs et vallée de l’ Eure », CDT28.)

Geoffroy de Lèves

Il fut évêque de Chartres de 1116 à 1149.
En 1117 il fonda avec son frère Gosselin, seigneur de Lèves, l’abbaye de Josaphat.

C’est généralement de son épiscopat que l’on date la construction du portail royal de la cathédrale Notre-Dame, après un incendie survenu en 1134.

Son sceau en cire colorée de forme ovale pendant par lacs de soie (50 X 30 mm), dont la partie supérieure manque, est le plus ancien sceau local conservé en Eure-et-Loir. Il représente un évêque debout, auquel manque la tête, bénissant de la main droite et tenant une crosse de la main gauche. (Archives départementales d’Eure-et-Loir, cote H 3260)

L’église Saint-Lazare

Le grand vitrail de Gabriel Loire

L’église Saint-Lazare abrite un gigantesque vitrail de 26 m de long sur 6 m de haut réalisé par le maître-verrier Gabriel Loire (1904-1996).
Il retrace mille ans de l’histoire de Lèves, depuis l’attaque des Normands en 911 (qui parvinrent jusqu’à Chartres en remontant l’Eure sur des barques), jusqu’à la destruction de l’ancienne église, en passant par l’histoire de l’abbaye et des pèlerinages à la source miraculeuse.
(« Lèves, vallée de l’Eure, entre étangs et vallée de l’Eure », CDT28).

Le Grenier de l’Histoire

Le grenier de l’histoire présente des scènes marquantes de l’Histoire de France de Saint-Louis à nos jours à travers des documents, des costumes, des objets, des armes, des peintures et une trentaine de mannequins.
(« Lèves, vallée de l’Eure, entre étangs et vallée de l’Eure », CDT28).

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