Cloyes-sur-le-Loir
Romilly-sur-Aigre

Entre vallée du Loir et vallée de l’Aigre, patrimoine jacquaire, anciens prieurés et lieux de pèlerinage accompagnent les dernières étapes du chemin en Eure-et-Loir.

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À Cloyes-sur-le-Loir et Romilly-sur-Aigre, le chemin traverse un territoire où l’histoire religieuse a laissé de nombreuses traces.

Cloyes conserve dans son église Saint-Georges un témoignage direct du passage des pèlerins de Compostelle, tandis que Notre-Dame d’Yron et l’ancienne croix Saint-Marc prolongent cette mémoire.

À Romilly, église, prieurés et chapelle témoignent à leur tour d’une présence religieuse ancienne, complétée par plusieurs demeures remarquables de la vallée de l’Aigre.

Le patrimoine D'Épernon

Cloyes-sur-le-Loir

L’église Saint-Georges et les pèlerins de Compostelle

L’église Saint-Georges est en partie romane. Son clocher date du XVe siècle l’abside

du XIIe siècle a été restaurée. On peut y voir une statue de saint Jacques en pierre du XIIe siècle ainsi qu’un Christ en bois du XVIe siècle. L’église de Cloyes servit de halte aux pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.

 En 1212, le jeune berger Estienne rassembla des jeunes (ou pauvres) de la région pour ce que l’on appela, légende ou réalité, la croisade des enfants.

Le prieuré Notre-Dame d’Yron

L’ancien prieuré de Notre-Dame d’Yron des XIIe et XIIIe siècles dépendait de l’abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron à Thiron-Gardais. Il possède une nef unique à bardeaux de bois. Les peintures murales des XIIe et XIVe siècles ont été restaurées au XXe siècle.

L’ancienne croix Saint-Marc

L’ancienne croix Saint-Marc ‘’placée sur le bord de la route de Paris à Bayonne’’ a intrigué les érudits en 1886 par la présence de bas-reliefs ornant les quatre faces de son socle. On y distinguait les évangélistes accompagnés de leurs attributs respectifs.
[Humbert Jacomet, Croix rurales et chemins de pèlerinage dans l’ancien diocèse de Chartres, p.36]  

Romilly-sur-Aigre

L’église Saint-Pierre

L’église Saint-Pierre est une sorte de curiosité en son genre. Elle a été érigée à l’emplacement de l’ancien château des seigneurs de la Grand-Cour.

L’ensemble actuel a été construit à trois périodes différentes qui s’échelonnent du XVe au XVIIIe siécle. La partie la plus ancienne est la nef qui date de la fin du XVe siècle. Elle présente la particularité de posséder des baies romanes dans son mur nord et des baies gothiques dans son mur sud. C’est de la fin du XVIIIe siècle que date la partie la plus singulière de l’édifice. Elle est composée d’un bâtiment à deux étages dont la façade est flanquée de deux tours rondes. Sur cette façade, on remarque trois niches, une seule étant occupée par une statue polychrome de Saint Pierre placée là au XVIIIe siècle. Cet étrange bâtiment (construit avec l’autorisation de Louis XIV par Jean de Pleurre, seigneur de Romilly et de la Ferté-Villeneuil) a servi d’hôtel Dieu pendant une trentaine d’années jusque dans les années 1730.

Prieurés et lieux de dévotion

Le prieuré de Bouche-d’Aigre

Le prieuré Saint-Jean et Saint-Paul de Bouche d’Aigre fondé au XIIe siècle (certains disent en 1119, d’autres en 1176) dépendait de l’abbaye de Thiron et appartenait à l’ordre de Saint Benoît.

Le prieuré de Saint-Calais

Le prieuré de Saint-Calais fut entièrement détruit pendant la Révolution. Il n’en a subsisté, jusque dans les années 50 qu’une porte en plein cintre.

La chapelle de Riboeuf et le pèlerinage de Saint-Hubert

La chapelle de Riboeuf consacrée à Saint-Hubert, partiellement détruite, elle aussi, à la fin du XVIIIe siècle. C’est aujourd’hui une grange. Cette chapelle était le centre d’un pèlerinage contre la rage.

Autres témoins du patrimoine de Romilly

Le château du Jonchet (MH 1984) de style Renaissance date du XVIe siècle.

Dans la vallée de l’Aigre, avec ses milieux humides et ses pelouses calcicoles on retrouve des fougères de marais, pas moins de quatorze espèces d’orchidées, le cardoncelle doux, le lin des Alpes, des anémones, etc.
La vallée présente aussi un grand intérêt ornithologique. On y trouve 90 espèces nicheuses, telles que le grèbe, le canard colvert, le busard des roseaux, le pivert, la grive, et le rossignol.

Rognes, le nom donné par Émile Zola à Romilly-sur-Aigre dans son roman « La terre ».

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